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Maladies des lapins
Attention
! Les informations de cette page ne sont qu'indicatives...
Seul le vétérinaire ayant examiné votre lapin est
capable de poser un diagnostic et de donner un traitement adapté.
Rubrique
réalisée grâce à :
La
consultation des Rongeurs et Lagomorphes de compagnie - Docteur vétérinaire
Didier Boussarie - Polycopié ENVA 1998

Maladies
bucco-dentaires
Malocclusions
buccales
Dans
des circonstances fonctionnelles normales, les incisives et les molaires
homologues des mâchoires inférieure et supérieure
s'affrontent deux à deux, ce qui permet leur usure régulière
(en effet leur croissance est continue chez le lapin).
Lors de malocclusion buccale, elles ne s'affrontent que partiellement
(voire plus du tout), ce qui entraîne une pousse anormale qui finit
par rendre la mastication impossible.

Origines
- Congénitales : prognathisme inférieur
fréquent (mâchoire inférieure trop avancée)
- Traumatiques : chute du lapin et fracture de la racine des dents ou
de la mâchoire
- Nutritionelles : manque de fibres, carence en calcium et en vitamine
D
- Autres : anorexie prolongée
Symptômes
Le lapin devient anorexique, on observe une salivation
importante, la région mentonnière est souillée par
la salive. Après un certain temps, on note un amaigrissement, puis
des diarrhées pouvant aller jusqu'à entraîner la mort
de l'animal.
La malocclusion peut être incisive, ou jugale (atteinte
des molaires et des prémolaires).
Traitement
Le traitement de la malocclusion incisive repose sur
la coupe régulière de l'excès de pousse, afin de
favoriser un affrontement le plus correct possible.
Il est également possible d'extraire définitivement les
incisives, ce qui n'empèche pas le lapin de manger.
Le traitement de la malocclusion jugale réside
dans une section et un limage sous anesthésie générale,
mais le pronostic est généralement mauvais.
Prévention
La prévention passe par une alimentation comportant
des éléments suffisaments riches en silice ou suffisamment
durs (mastication longue) pour provoquer une usure correcte des incisives
(ne pas hésiter à donner beaucoup de foin, et par une surveillance
mensuelle de la pousse.
Les abcès buccaux
Origine
Ils sont le plus souvent secondaires à une malocclusion
au niveau des molaires, ou à une fracture dentaire.
On retrouve différents types de germes, comme Fusobacterium
necrophorum, Pasteurella multocida, etc...
Symptômes
Le lapin est triste, ne mange plus, on trouve des grosseurs
(abcès) au niveau de la mâchoire.
Lorsque la masse est de taille importante, on peut avoir des infections
oculaires, d'autres abcès peuvent se développer sur tout
le corps et le lapin peut en mourir.
Traitement
Une chirurgie est le plus souvent nécessaire pour
retirer l'abcès, avec des antibiotiques pour traiter l'infection.
Selon la taille et la localisation de l'abcès, cette chirurgie
peut être très délicate, avec des complications et
des risques d'échec et de récidives.
Maladies digestives
Les diarrhées
Chez le lapin, la digestion de la cellulose s'effectue
dans le caecum qui est très volumineux. La flore intestinale normale
comporte de nombreuses bactéries :
- dominante aérobie Gram + (Bacteroides lactobacillus)
- germes anaérobie Gram - (Clostridium sp)
- germes aéro-anaérobie Gram - (Escherichia coli).
Les diarrhées liées à l'alimentation
et à l'environnement
Origines :
- Changement d'alimentation sans transition (exemple
: apport brutal de verdure à un lapin qui n'y est pas habitué)
- Manque de foin et/ou excès de granulés
- Insuffisance d'apports en cellulose dans la ration
- Légumes souillés, foin moisi
- Eau contaminée
- Stress important
- Litière sale, mauvaise hygiène
Symptômes :
Diarrhée chronique ou aigûe selon les cas,
lapin moins en forme, triste, qui mange moins.
Les diarrhées bactériennes
Colibacillose (E.coli) et Maladie de Tyzzer (Clostridium
piliforme) :
Fréquent chez les jeunes, avant et au moment
du sevrage,
Symptômes : diarrhées intermittentes, poil piqué,
léthargie, amaigrissement.
Salmonellose (Salmonella Enteritidis)
Evolution suraigüe. Touche principalement les sujets
immunodéprimés. Il existe aussi des formes chroniques à
localisation généralement génitale, provoquant des
avortements.
Entérotoxémie (Clostridium sp.)
Maladie due à la production de toxines par des
Clostridiums, souvent associée à une multiplication de coccidies.
Cette forme est très grave, elle peut conduire à la mort
en 2 à 3 jours. Elle touche principalement les jeunes lapins (après
le sevrage) et les femelles allaitantes. Il y a une diarrhée liquide,
anorexie, hyperthermie.
Pseudo-tuberculose, ou Yersiniose (Yersinia pseudotuberculosis)
Les diarrhées parasitaires
La coccidiose intestinale (prolifération anormale
d'Eimeria sp)
Maladie du "gros ventre", touchant les lapins
au sevrage. La coccidiose intestinale provoque une augmentation importante
de la prise de boisson (= polydypsie), des convulsions et parfois la mort.
Les helminthoses
Elles sont assez rares et entraînent rarement des
troubles, sauf en cas d'infestation massive.
On peut avoir des Oxyures, des strongles, et plus rarement des larves
de Taenias.
Traitement des diarrhées
Ne donner que du foin et de l'eau à son lapin,
et demander conseil à son vétérinaire sans attendre.
Le traitement est médical, avec parfois des antibiotiques, il faut
parfois lutter contre la déshydratation de l'animal (suite à
une diarrhée persistante par exemple). L'administration de ferments
lactiques permet de rééquilibrer la flore intestinale.
Les constipations
L' ileus digestif : arrêt du transit
Origines :
Les arrêts du transit peuvent avoir des causes
multiples chez le lapin :
- Alimentation déséquilibrée liée à
des apports en cellulose insuffisants (rôle régulateur du
transit)
- Douleur provoquée par une autre affection
- Formation de boules de poils (trichobézoards) dans l'estomac.
Facteurs favorisants :
Lapins à poils longs en période de mue
Ration pauvre en cellulose
Abreuvement insuffisant
Symptômes
Anorexie
Constipation, ou crottes de taille réduite, parfois reliées
entre elles par des poils
Le lapin reste en forme les premiers jours, mais mange moins, il finit
par ne plus manger du tout et par rester immobile, le dos voussé.
Traitement
Consulter votre vétérinaire : il faut réhydrater
le lapin et faire repartir le transit au plus vite, pour éviter
les complications. Un lapin qui ne mange pas pendant 24h est en danger.
L'obstruction
Affection plus rare ou il s'est formé un "bouchon
d'aliment" dans l'intestin, qui bloque complêtement le transit,
le lapin est anorexique, il reste immobile, le dos voussé, est
totalement constipé. C'est une affection très douloureuse.
Il s'agit d'une urgence, et il faut opérer le
plus vite possible, le pronostic est malheureusement assez sombre.
Conclusion

Les affections digestives du lapin sont le plus souvent
assez graves. Lors de troubles digestifs il ne faut donc pas hésiter
à consulter son vétérinaire traitant.
Maladies respiratoires
Origines
Lapins et Rongeurs sont prédisposés anatomiquement
aux affections respiratoires. Toute perturbation de l'environnement favorise
l'apparition de troubles :
- brusque variation thermique
- température excessive (supérieure à 22°C)
- ventilation insuffisante ou au contraire courant d'air
- transport, stress divers, fermentations ammoniacales dues à une
litière insuffisamment renouvelée
- traitement par les corticoïdes.
Germes les plus fréquemment rencontrés
: principalement Pasteurella sp et Bordetella sp, mais
aussi Staphylococcus aureus, Pseudomonas sp et Escherichia
coli.
Ces germes agissent le plus souvent en association, et il existe des souches
plus ou moins virulentes.
Le Coryza du lapin
On observe un jetage séreux (=écoulement
nasal translucide) ou purulent, une conjonctivite, une gêne respiratoire
plus ou moins importante due à un encombrement des voies respiratoires
supérieures.
Ces troubles sont parfois associés à des
ulcères et à des abcès cutanés. Les risques
de complications pulmonaires sont élevés, d'où un
pronostic souvent réservé.
Le traitement est composé d'une antibiothérapie
par voie générale, parfois associée à une
aérosolthérapie (= inhalation d'un mélange gazeux).
Il est le plus souvent nécessaire de revoir les
conditions environnementales de logement du lapin.
NB : idéalement
- ventilation : 10 renouvellements de l'air par heure
- vitesse de l'air : 0,30 m/s
- température : 18 à 21°C
- hygrométrie : 40 à 60%
- ammoniac : inférieur à 8 ppm
Pneumonie et bronchopneumonie
Elle fait suite en général à une
rhinite avec modification de l'environnement et diminution de la résistance
de l'appareil respiratoire inférieur (bronches, poumons).
On observe une toux, un jetage, une hyperthermie, des
difficultés respiratoires et un abattement de l'animal. L'évolution
peut être mortelle, même en présence de traitement.
La myxomatose provoque également des troubles
respiratoires, mais sera décrite dans une rubrique
propre.
Maladies de peau
Les problèmes cutanés au sens large représentent
un motif fréquent de consultation du vétérinaire.
Les parasites externes sont le plus souvent en cause, loin devant les
virus, les bactéries et les dysendocrinies.
Certains de ses parasites étant transmissibles
à l'homme, il importe de soigner rapidement et correctement l'animal
: le risque est réel et exacerbé par la manipulation fréquente
des Rongeurs par les enfants.
Maux de pattes
Ils sont fréquents chez les lapins obèses.
Origine
Ces affections sont toujours causées par l'état
du revêtement sur lequel vit l'animal.
Causes favorisantes
- sol grillagé à mailles trop fines (coupantes)
ou trop larges
- litière insuffisante ou humide et souillée (fécès,
débris alimentaires, urines)
- utilisation de coton
- obésité
- pour les animaux sur sol dur : plancher abrasif (béton) ou lisse
(bitume).
Symptômes
4 types de symptômes sont décrits :
- forme eczémateuse : bénigne, eczéma (inflammation)
suintant de la voûte plantaire
- forme érythémateuse (forte rougeur): sèche, douloureuse,
due à un grillage inadéquat.
Ces 2 formes non soignées évoluent vers
:
- forme abcédative (infection et formation d'abcès) allant
parfois jusqu'à une septicémie mortelle
- forme nécrobacillaire : rare et grave, d'allure plutôt
chronique et incurable.
Traitement
Prévention : Proscrire les sols grillagés,
litière saine, abondante et fréquemment renouvelée.
Médical : Bains antiseptiques, antibiothérapie.
Abcès
Fréquents chez les lapins (Pasteurella sp,
Staphylococcus aureus, Yersinia sp), causant des ulcères
cutanés et des abcès chroniques, avec pus blanc crémeux.
Myxomatose

Affection à Poxvirus affectant le lapin,
sauvage ou de compagnie. Les Rongeurs et le Lièvre sont résistants
(quelques cas ont néanmoins été décrits).
La maladie est transmise par des Arthropodes (puces et moustiques) ou
par l'aiguille de la seringue. Les lapins peuvent se contaminer entre
eux. Le virus est très résistant dans le milieu extérieur
(2 ans).
Symptômes
L'incubation dure de 8 à 12 jours, mais peut aller
jusqu'à 3 semaines.
- forme typique aigüe
Hyperthermie, anorexie, atteinte oculaire : inflammation
de la paupière et conjonctivite, oedème (=gonflement) de
la face et du périnée, de l'extrémité des
membres.
Nodules (= myxomes : boules) sphériques (1 à 5 mm de diamètre),
roses violacés sur la tête (oreilles, lèvres, paupières).
- forme atténuée
Nodules petits, secs, régressant en quelques semaines.
- cas du lapin angora
Apparition 7-8 jours après épilation. Lésions
localisées aux zones dépilées (maladie des boutons
rouges et des boutons noirs) qui cicatrisent en quelques semaines chez
les sujets vaccinés.
Prévention
Il est fortement recommandé de vacciner les lapins
nains sortant à l'extérieur à la belle saison, avant
la péride d'activité des moustiques.
Il existe plusieurs vaccins. Voir les modalités
de vaccination avec votre vétérinaire qui adaptera le protocole
vaccinal à la situation de votre lapin.
Ne pas vacciner les animaux malades, les femelles gestantes
ou allaitantes.
Pertes de poils et démangeaisons
Maladies de la peau d'origine parasitaire
- Les Acariens
- Gales
On rencontre notamment : Sarcoptes scabiei, Notoedres
cati, Trixacarus diversus...

Un autre Acarien, Psoroptes cuniculi, est à
l'origine de l'otacariose, également appelée gale auriculaire.
- Pseudogales
Les parasites sont attachés à la base des
poils (ex : Listrophorus gibbus), provoquant des lésions en général
localisées, ou au contact de la couche cornée de la peau
(ex : Cheyletiella parasitivorax).
-Démodécies
Affections dues à Demodex cuniculi, peu
fréquente.
- Insectes
- Phtirioses
Rares chez le lapin
- Infestation par les puces
De nombreuses espèces sont rencontrées
: Ctenocephalides canis, Ctenocephalides felis, Xenopsylla
cheopis, Spilopsyllus cuniculi.
Les puces sont transmissibles du chien et du chat au
lapin et réciproquement. De plus, elles jouent un rôle important
dans la transmission de la myxomatose. Il ne faut donc pas les négliger,
même si souvent elles n'entraînent que peu de lésions.
Si votre lapin a des puces, il faut donc le traiter,
ainsi que les chiens et les chats et l'environnement.
Attention ! Le fipronil n'est pas toxique, mais son excipient,
alcoolique, peut provoquer un état de choc, le Frontline©
est donc à proscrire formellement.
- Dermatophytes (= champignons)
Les Dermatophytes sont les agents des teignes. On les
retrouve très fréquemment chez les Rongeurs et les Lagomorphes
(Trichophyton mentagrophytes, Microsporum canis...).
On observe des dépilations multiples, s'étendant
de plus en plus.
Ces maladies sont très contagieuses et peuvent
être transmises à l'Homme. Il est indispensable de traiter
tous les congénères et l'environnement.
Autres causes de pertes de poils et de démangeaisons
- Allergiques
On rencontre parfois des allergies au pollen chez le
lapin, provoquant des conjonctivites et des démangeaisons saisonnières.
- Troubles hormonaux
- Physiologiques (normales)
Mue du début de l'été, perte de
poils des femelles préparant le nid.
- Diverses
Parasitisme intestinal important, carences alimentaires,
stress...
Maladies nerveuses
Otites à Pasteurella sp
Les otites sont fréquentes. Ce sont parfois des
otites externes, uni ou bilatérales, se traduisant par une tuméfaction
de la conque auriculaire (à la base du pavillon) et une suppuration
de l'oreille, dont le port est modifié. En cas d'otite interne,
on constate des troubles de l'équilibre et une modification du
port de la tête.

Le traitement médical peut associer antibiothérapie
par voie générale et locale.
Encéphalitozoonose
L'encéphalitozoonose est une maladie du lapin
due à un protozoaire nommé Encephalitozoon cuniculi.
L'encéphalitozoonose provoque généralement une paralysie
progressive ascendante, avec des troubles de l'équilibre et une
modification du port de tête. Les symptômes évoluent
sur plusieurs jours, et la mort survient irrémédiablement
en l'absence de traitement.
Le diagnostic de certitude se fait par prise de sang.
Le traitement fait appel à des antiparasitaires à forte
dose. Il n'est pas toujours efficace.
Cette maladie est transmissible à l'homme à l'homme via
un contact avec les urines d'un lapin infecté.
Pathologies de la reproduction
Infertilité
Il existe de nombreuses causes d'infertilité
chez le lapin, il est donc nécessaire d'effectuer une étude
épidémiologique complète afin de déterminer
l'origine des problèmes.
Parmi les origines les plus fréquentes d'infertilité
:
- cycle nycthéméral incorrect : les lapins ont principalement
une activité sexuelle crépusculaire et nocturne, il est
donc nécessaire de privilégier ces périodes afin
de favoriser la reproduction.
- alimentation trop abondante, ou au contraire carencée
- pathologies infectieuses (Staphylococcus sp, Pasteurella
sp, Salmonella sp).

Toxémie de gestation
La toxémie de gestation touche principalement
les lapines obèses, au dernier tiers de gestation, ou en 1ère
semaine de lactation.
Symptômes : abandon des jeunes, arrêt de
lactation, anorexie, diarrhée, spasmes musculaires, paraplégie,
crises convulsives, coma.
Le pronostic est toujours réservé, il faut
effectuer un traitement d'urgence (apport de Calcium, perfusion ...).
Il est ensuite nécessaire de revoir l'alimentation (augmenter les
apports en Ca, Mg, Méthionine).
Dystocies (impossibilité de mise bas par les voies
naturelles)
Ces problèmes sont rares chez les lapins, on
les retrouve plus souvent chez les Cobayes et les Chinchillas.
Cannibalisme puerpéral (juste après la mise
bas)
Fréquent, surtout après la 1ère
mise bas, en cas de perturbation de l'environnement, ou de stress au part.
Il existe plusieurs facteurs favorisants :
- cage sale, manque d'isolement
- absence de nid par manque de matériel
- femelle trop jeune ou trop vieille
- litière trop odorante (ex : sciure de bois de cèdre)
- manque d'eau de boisson.
Le cannibalisme puerpuéral est souvent associé
à une agalaxie (absence de lait).
Mammites
La plupart des infections des mamelles de la lapine
sont dues à Staphylococcus aureus. Elles interviennent le plus
souvent en cours de lactation, et prennent généralement
une forme chronique.
Leur apparition est favorisée par un mauvais état
sanitaire (litière souillée, fond grillagé), un mauvais
sevrage des lapereaux (trop précoce et/ou trop rapide), une portée
trop grande, ou des morsures des jeunes.
Le traitement est antibiotique.
Mortalité post-natale
Elle concerne environ 20% des portées, pendant
la lactation. Elle peut avoir de très nombreuses origines...
Pathologies urinaires
Les pathologies urinaires sont très fréquentes
chez le lapin. A l'état physiologique, de nombreux cristaux de
carbonate de calcium sont présents dans les urines (voir tableau
paramètres urinaires).
L'évolution en calculs urinaires est rendue possible
par le fait que le lapin ne peut moduler l'absorption intestinale de calcium
: plus son alimentation est riche, plus il y a de calcium qui passe dans
son sang. Passé une certaine concentration, il y a calciurie (=
passage de calcium dans les urines).
Or normalement l'urine de lapin n'est que légèrement
alcaline (= basique), ce qui rend la formation de calculs impossible.
Dans des conditions pathologiques, l'urine devient très alcaline,
ce qui provoque la formation de cristaux volumineux (= les calculs) dans
la vessie.
Ces calculs sont douloureux, ils peuvent endommager les
parois vésicales (entrainant des hémorragies évacuées
par les urines), ou pire venir boucher l'urètre (canal reliant
la vessie au pénis ou à la vulve) ce qui empêche l'animal
d'uriner et provoque des lésions rénales très graves.

La prévention des calculs passe donc par une réduction
de l'apport alimentaire en calcium et en carbonates (qui alcalinisent
les urines). Ceci revient à limiter la consommation de luzerne
(très riche en ces 2 éléments).
En pratique, l'alimentation ne doit pas comprendre plus
de 40% de luzerne, et le rapport Ca/P doit être de 1,25 environ.
Certains granulés complets dits pour "lapins
et cobayes" en contiennent plus de 40%, ou on un rapport Ca/P supérieur
à 1,25 c'est pourquoi ils sont déconseillés (les
besoins des cobayes et des lapins ne sont pas les mêmes !).
Symptômes
L'animal à du mal à uriner, il procède
par petites quantités, parfois il y a du sang dans ses urines.
Il reste immobile le plus souvent possible, dos voussé, son abdomen
est gonflé.
Dans les cas les plus graves, le lapin ne peut même
plus uriner : la mort survient en 48h si aucun traitement n'est entrepris.
Si vous voulez en savoir plus sur les calculs urinaires,
visitez le site
de Chantilly (rubrique Biographie).
Conclusion
Le lapin est un animal sensible, sujet à de nombreuses
affections graves. Les plus fréquentes sont :
- les malocclusions buccales
- les diarrhées
- le coryza
- la myxomatose
- les otites
- les calculs.
Aucune de ces affections n'est bénigne, elles
exigent un traitement médical ou chirurgical. De plus, la sensibilité
du lapin fait qu'il supporte très mal certains médicaments.
S'il est malade, n'essayez donc pas de le guérir
seul, consultez votre vétérinaire.
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